En cette semaine du 11 novembre 2009, j'ai quelques jours de congés et en profite pour retourner en Pologne. Cette fois je pars seul et reprends une formule tentée en début d'année en Europe du Nord : je pars avec uniquement un billet d'avion aller-retour pour Varsovie et un pass Interrail. Pour le reste, on verra sur place.

J'arrive à Varsovie tard dans la soirée, rate de justesse le dernier bus de jour. Je suis quitte pour attendre le premier bus de nuit. Je descends à la gare centrale aux alentours de minuit et suis étonné de voir qu'elle ne ferme pas de la nuit. Les guichets sont ouverts 24h/24h, des commerces également, il y a pas mal de passage à toutes heures et les vigiles ne cessent de demander aux sans-abri de sortir dans le froid. Pourquoi puisque nous, nous pouvons rester ?

A 4h du matin, mon train pour Malbork arrive avec un peu de retard. Après quelques heures de trajet, j'arrive dans l'ancienne capitale des chevaliers Teutoniques, une "confrérie" militaro-religieuse ayant notamment pris part aux Croisades. La ville est célèbre pour son château imposant qui est classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

Il est constitué de 3 châteaux imbriqués les uns dans les autres. L'ensemble est édifié en briques rouges-orangées et tuiles rouges.

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Franchit le pont-levis de la première photo, on pénètre dans la cour intérieure du château moyen.

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Par un nouveau pont-levis, on accède à l'ultime château et à sa cour à arcades abritant un kiosque surmonté d'un pélican.

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Diverses salles abritent des expositions mais c'est souvent à moi de pousser les portes pour découvrir ce qu'il y a derrière. Il n'y a pas véritablement de parcours pré-établi.

En sortant du château, je rejoins la Nogat, la rivière locale, pour bénéficier d'une vue d'ensemble comme ne le montre que partiellement ma photo :

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Je reprends ensuite le train pour une heure de trajet à destination de Gdansk. Cette ville a joué un rôle de premier plan au cours de l'histoire. Ce fut une des cités-phares de la ligue hanséatique avec Bergen, en Norvège. Cette ligue avait une vocation commerciale et souhaitait reproduire au Nord de l'Europe, la domination vénitienne sur le commerce en Méditerranée. Plus tard, elle revient sur le devant de la scène au début de la seconde guerre mondiale sous le nom de Dantzig. Ce conflit conduira à sa destruction quasi complète mais la ville a réussi à renaître de ses cendres et à retrouver sa splendeur d'antan. Enfin, c'est des chantiers navals de l'agglomération qu'est parti le mouvement Solidarnosc. Aujourd'hui, la ville attire les touristes notamment pour ses maisons commerçantes aux façades chatoyantes.

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Mais avant d'aller les voir, il faut me ravitailler. Je suis donc aller tester un bar à lait. Il s'agit d'une sorte de cantine populaire, vestige de l'époque communiste. Le choix de plats y est très large et la clientèle nombreuse. L'ambiance est décontractée et le cadre simple mais convivial.

Ma découverte de la cité commence avec l'ancien Hôtel de Ville devant lequel est dressée une statue en l'honneur d'un astronome.

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Je passe ensuite devant un ancien moulin.

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J'aboutis alors au quai le long de la rivière. Celui-ci est célèbre pour son immense grue médiévale qui sert de vitrine à la ville. C'était la plus grande de son temps au Moyen-Age.

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Derrière cette promenade, de nombreuses rues abritent les maisons multicolores que j'évoquais précédemment.

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Mais à mes yeux, le plus beau coin de Gdansk est assurément la place du Long Marché et son Hôtel de Ville surmonté d'un beffroi.

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Et l'Arsenal n'a rien à lui envier :

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Ce tour effectué, il est à peine 16h mais la nuit commence déjà à tomber. Je m'embarque donc dans un dernier train pour Torun, ville natale de Copernic et nouveau site de l'UNESCO. Le voyage est assez long car les trains n'avancent pas très vite en Pologne. Je parviens assez tard à destination car la gare se trouve à l'extérieur de la ville à 2 ou 3 kilomètres. Je finis néanmoins par trouver une auberge de jeunesse assez sympa en plein centre. Un bon point de départ pour le lendemain.