Samedi 2 mai 2009 : En route vers Oslo

6h du matin : le soleil est déjà levé et me réveille. Une longue journée de transfert s'annonce entre Copenhague et Oslo. Normalement, il n'y a qu'un seul changement de train nécessaire : à Göteborg en Suède. Cependant, étant levé beaucoup plus tôt que prévu, j'ai rajouté Malmö à mon trajet.

Pour traverser le détroit de l'Oresund, le train emprunte d'abord un tunnel. Au milieu du détroit de 25km de large, une île artificielle voit le chemin de fer émerger des entrailles de la terre, jouer sur quelques centaines de mètres avec l'autoroute puis s'unir avec elle en un seul ruban. La chaussée se trouve alors sur le dessus d'un pont à haubans hors norme et au-dessous circulent les trains. Au loin, de multiples champs d'éoliennes barrent l'horizon.

La traversée achevée, je débarque rapidement à Malmö dont la principale curiosité est la Turning Torso, une tour d'habitations "vrillée" de 190m de haut

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Le château de la ville se démarque notamment par ses jardins fleuris parcourus par quelques moutons et des oies Bernache. Et, comme dans la citadelle de Copenhague, se trouve un joli moulin dont la base est en pierre et le reste de la structure en bois :

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Enfin, le centre de la ville abrite une jolie petite place pavée bordée de maisons à colombage -Lilla torg- et une seconde avec les maisons de style Renaissance flamande parfois dotées de pignons à redans :

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Je reprends ensuite le chemin de la gare pour prendre le train vers Göteborg mais nous prenons pas mal de retard à cause d'un problème de configuration des trains. Il s'agit en effet d'un train danois venant de Copenhague et allant jusqu'à Göteborg. Arrivé à Malmö, il doit changer de logiciel et c'est là que tout bugue. Le temps de réinitialiser la machine et c'est reparti ... Je profite de ce paragraphe sur les trains pour préciser que ceux-ci sont au moins aussi confortables que les "nouveaux" TER français ou alors que les trains luxembourgeois.

Vers 12h, je débarque à Göteborg. Petit soucis, le train que je comptais prendre n'existe pas, le changement d'horaires n'intervenant qu'un peu plus tard dans la saison. Je reste donc "bloqué" 4 heures à Götegorg. Pour mettre à profit ce laps de temps, je me dirige vers le port d'où j'ai pu prendre un beau cliché de deux des fleurons de la seconde ville de Suède : le Viking et Göteborg-Utkiken.

Le Viking est un quatre-mâts qui fit longtemps office de navire école. Aujourd'hui, c'est devenu un restaurant et un hôtel.

Au second plan, s'élève un gratte-ciel pour le moins atypique aux couleurs rouge et blanche :

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La température commençant à devenir assez élevée et la fatigue accumulée depuis deux courtes nuits se faisant sentir (en plus du port du sac), je me suis ensuite "posé" dans un parc en quête d'ombre et d'un repos bien mérité.

Vient alors l'heure de prendre le dernier train de la journée pour Oslo. Son extérieur est au moins aussi beau que son intérieur et laisse présager du confort précédemment évoqué. J'en suis même venu à me demander si la classe dans laquelle j'étais était bien la seconde et pas la première !

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Les paysages se succèdent : d'abord la côte de l'Oresünd, puis la campagne et les premiers fjords. A la manoeuvre, le conducteur n'hésite pas à passer des annonces amusantes pour justifier les ralentissements du genre "Mesdames et Messieurs, nous ralentissons afin que les touristes puissent voir les vaches sur la gauche" ou alors que nous ralentissons à nouveau pour gravir une petite butte :  "Nous venons de passer le plus haut sommet de Suède" :o).

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Les fjords comme celui ci-dessus sont d'anciennes vallées glaciaires qui, en se retirant, ont ouvert la voie à la mer. Celle-ci s'est donc engouffrée dans ces chenaux naturels pouvant pénétrer, pour les plus longs, à 200 km à l'intérieur des terres ! Tous les fjords ne sont cependant pas bordés de hautes collines.

A une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, le train s'immobilise en pleine voie et nous voilà contraints de descendre et de prendre des bus pour rallier la capitale. Nous n'y arriverons qu'à la tombée de la nuit. A première vue (dans le noir toutefois), Oslo semble être une ville en pleine métamorphose balafrée par de nombreux chantiers. Ils préparent quoi ? Les Jeux Olympiques ? :o)

Sur le coup de 21h30, je gagne le Anker Hostel, une auberge de jeunesse plutôt agréable pas trop loin de la gare et bon marché. Par chance, il reste encore des places disponibles pour la nuit. Je partage le dortoir (de 4 lits) avec un nicaraguayen qui s'apprête à rentrer chez lui et qui se lèvera à l'aube... Drôle de vacances même si je ne suis pas un gros dormeur.